Les 6 facettes du contrôleur de gestion

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Après 10 ans d’expériences en contrôle de gestion opérationnel, on me propose d’intervenir en école de commerce sur les thématiques du contrôle de gestion : analyse des coûts et budgets.

Une de mes 1ères questions posées aux étudiants a été : « avant toute chose, savez-vous vraiment ce qu’est le contrôle de gestion et avez-vous envie de commencer votre carrière dans cette filière ? »

Les réponses furent : « mais Madame, c’est un métier monotone, non ? le calcul des coûts, ça doit être barbant à la longue ? faire un budget, c’est sûrement super laborieux ! »

Ok, bizarrement, je ne voyais pas les choses tout à fait de la même manière. Mais comment leur expliquer ? Alors voilà ce que je leur ai dit :

« Vous voyez qui c’est Daniel Elena, le copilote de Sebastien Loeb ? (prédominance de garçons dans la classe) et bien on pourrait utiliser cet exemple pour décrire le contrôleur de gestion, copilote du chef d’entreprise. »

Son rôle est donc de piloter, de maîtriser et de prévoir la performance de l’entreprise grâce à des outils et des méthodes adéquats. Son influence dépendra aussi du rôle que veut bien lui donner le DG ou responsable opérationnel au sein de l’entreprise : véritable bras droit ou 5è roue du carrosse (j’ai connu les 2).

Suite à une conférence sur les « nouvelles pratiques du contrôle de gestion », plusieurs définitions sont apparues :

–          « un homme de chiffres » : difficile de faire ce métier, si vous n’avez pas d’affinité avec les chiffres

–          « un homme d’analyse et de synthèse » : il s’agit d’aller dans le détail (des coûts par exemple) tout en prenant du recul pour synthétiser toutes les informations dont nous disposons et les transmettre aux dirigeants

–          « un gardien du temple » : il existe des règles de gestion et des normes comptables que le contrôleur de gestion fait respecter, les opérationnels ne peuvent pas faire n’importe quoi avec les comptes de l’entreprise

–          « un porteur de message » : ce métier est transversal et se situe notamment entre les opérationnels (marketing, logistique, commercial, RH, …) et les dirigeants qui mettent en place la stratégie. Il s’agira donc de « descendre » l’information pour la mise en œuvre de la stratégie (par exemple) ou de « remonter » des éléments opérationnels à la direction

–          « un empêcheur de tourner en rond » : il s’agit de savoir être pro-actif, avec pour maître-mot : l’anticipation.

–          « un business partner » : d’après les derniers articles parus dans la presse (Courrier Cadres, Les Echos, notamment), son rôle est d’être de plus en plus, en interaction et en collaboration étroite avec les autres départements et de savoir vulgariser le jargon financier toute en finesse et avec diplomatie Smile

 

Finalement, l’analyse des coûts et les budgets (notions apprises en école) ne sont que des outils pour permettre au contrôleur de gestion de mener à bien cette mission de copilote !

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